L'ecran des faisables

Ou Comment la smartcity apporte un plus aux quartiers


De nombreux projets ont vu et voient le jour à Namur grâce aux enveloppes FEDER : la passerelle, l’aménagement du Grognon, un système de transport intelligent ou encore des poubelles enterrées… Le secteur social n’est pas en reste et en ce domaine aussi l’Europe contribue à travers l’enveloppe Feder, il s’agit de la créer des outils numériques qui favoriseront les échanges, le vivre ensemble, les contacts, les activités au sein d’un quartier. Celui de Bomel-Germinal a été choisi comme lieu test.
Pourquoi commencer à Bomel ?
Parce que l’inclusion sociale à travers le numérique fait partie des objectifs du Centre culturel namurois. En ouvrant une antenne à Bomel en 2014, voisin du quartier de Germinal et de sa cité, le service de cohésion sociale profitait déjà de synergies mise en place avec les riverains. Mais  le projet pourra  être en lien avec les autres quartiers tels que celui des Balances, Amée, Petit-Ry, Saint-Nicolas ou encore Hastedon et/ou s’y installer par après.
Quels partenaires ?
L’esprit smart, les outils numériques et autres applis digitales nous dépassent parfois. Et puis pour apporter une énergie nouvelle à un quartier précis, il vaut souvent mieux ouvrir une porte, apporter un regard extérieur et libre. Un marché public a donc été lancé afin de trouver un bureau d’étude capable de répondre à cet enjeu. C’est le bureau d’étude BDO qui a été chargé de réaliser un état des lieux et d’en identifier les besoins. Cette démarche a été effectuée sur le principe de co-construction : en rassemblant l’ensemble des forces vives du quartier (habitants, associations, maison de quartier, société logement public, bbbus) et tout en collaborant avec des experts publics et privés (Ville, Centre culturel de Namur, BEP, cellule smartcity, Agence du numérique...)
Après une analyse des besoins et des capacités numériques du quartier, une soirée numérique grand public a été organisée aux Abattoirs de Bomel.
Les invités -des habitants du quartier, des mandataires…- ont passé une soirée conviviale, ont échangé et se sont exprimé par un vote qui a permis d’identifier deux besoins-clé :
-          le projet doit disposer d’un espace physique ;
-          cet espace doit permettre l’échange et l’information (informations sur le quartier…).
 
C’est donc une réelle analyse co-construite qui a déjà permis de familiariser les habitants avec la dynamique smart. En soi, c’est déjà un premier pas.
Le résultat, c’est une application, des bornes dans un espace physique.
Une appli de plus ? Oui, mais une appli spécialement conçue pour un usage via smartphone et écran tactile (d’où trois bornes installées aux Abattoirs de Bomel) qui fonctionnera en réseau fermé.
Pourquoi en réseau fermé ? Ce sera un réseau social pour densifier les relations à l’intérieur du quartier, un réseau pour rapprocher, une appli pour toute personne qui s’inscrira en tant qu’habitant du quartier.
Cette nouvelle appli servira réseau social de proximité, avec plusieurs avantages :
-          créer, recréer et densifier du lien social de proximité ;
-          identifier les besoins des différents publics, fragilisés aussi ;
-          dynamiser le quartier.
 
L’ensemble du projet verra le jour à l’horizon de l’été 2019 et est budgétisé à 350 000,-€.
Autrement dit, comment les fonds FEDER peuvent servir à jeter des ponts, certes moins visibles que la passerelle, mais tout aussi réels : des ponts qui lient les gens entre eux, qui dynamisent un territoire et qui connectent.
 


L'ecran des faisables





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